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Sépulture et résurrection de Jésus-Christ par Mgr Gaume

 

Abrégé du catéchisme de persévérance de Mgr Gaume

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XIV LEÇON
SÉPULTURE ET RÉSURRECTION DE NOTRE-SEIGNEUR

Q. Quels miracles s’opérèrent à la mort du Sauveur?
R. A la mort du Sauveur, les ténèbres répandues sur toute la terre furent dissipées. Le voile du temple fut déchiré dans toute sa longueur, la terre trembla, les rochers se fendirent, les tombeaux furent ouverts et les morts ressuscitèrent.
Q. Quels effets produisirent ces miracles?
R. A la vue de ces miracles, le centenier qui gardait le Sauveur se convertit, en disant : Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. Les soldats qui l’avaient crucifié s’écrièrent à leur tour : Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. Enfin, un grand nombre d’autres personnes descendirent du Calvaire se frappant la poitrine.
Q. Que firent les chefs de la Synagogue?
R. Les chefs de la Synagogue »vinrent prier Pilate de faire rompre les jambes aux trois crucifiés.Pilate envoya donc des soldats pour faire ce que les Juifs demandaient.
Q. Que firent les soldats?
R. Les soldats rompirent les jambes des deux voleurs ; mais, voyant que Jésus était déjà mort,
ils ne lui rompirent pas les jambes : seulement un des soldats lui ouvrit le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.
Q. Pourquoi tout cela eut-il lieu?
R. Tout cela eut lieu pour accomplir les paroles des Prophètes qui avaient dit, en parlant de l’Agneau pascal : Vous ne briserez aucun de ses os. E t ailleurs : Ils jetteront les yeux sur celui qu’ils ont percé. Or, la figure devait s’accomplir dans le Sauveur, véritable Agneau pascal.
Q. Quels furent ceux qui ensevelirent le Sauveur?

Mise au linceul G.B Dela Rovere 17éme siécle

Mise au linceul G.B Dela Rovère 17éme siècle

R. Ceux qui ensevelirent le Sauveur furent Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ils l’enveloppèrent
de linges avec des parfums, et le déposèrent dans un sépulcre tout neuf, creusé dans le roc, où personne n’avait encore été mis ; puis, ayant roulé une grande pierre à l’entrée, ils s’en allèrent.
Q. Quelles précautions prirent les chefs de la Synagogue?
R. Les chefs de la Synagogue obtinrent de Pilate des gardes qu’ils placèrent auprès du sépulcre ; et avec le sceau public ils scellèrent la pierre qui en fermait l’entrée ; mais tout cela n’aboutit qu’à prouver leur faiblesse et la vérité de la résurrection de Notre-Seigneur.
Q. Comment ressuscita-t-il?
R. Il ressuscita par sa propre vertu : le tombeau s’ouvrit miraculeusement, et les gardes tombèrent à demi morts de frayeur.
Q. A qui le Sauveur se montra-t-il d’abord?
R. Le Sauveur se fit voir d’abord à la sainte Vierge, à Marie-Madeleine, ensuite aux autres saintes femmes qu’il chargea d’annoncer sa résurrection à Pierre et à ses disciples.
Q. Que firent les gardes?
R. Les gardes allèrent raconter ce qui était arrivé aux chefs de la Synagogue, qui leur donnèrent une grosse somme d’argent,en leur recommandant de dire que les disciples de Jésus étaient venus l’enlever à la faveur de la nuit, pendant qu’ils dormaient.
Q. Qu’était-ce que tout cela?
R, Tout cela n’était qu’une fable grossière pour tromper le peuple, et à laquelle les chefs de la Synagogue eux-mêmes ne croyaient pas, puisqu’ils ont persécuté et fait mourir les Apôtres, non pour avoir enlevé du tombeau le corps de leur maître ou prêché faussement sa résurrection, mais seulement pour l’avoir prêchée contre leur défense.

Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux assister à la messe, comme j’aurais assisté sur le Calcaire à la mort de Notre-Seigneur.

m10c1lmtPhoto du Saint-linceul et son négatif

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S’il y a vraiment un enfer par Mgr de Ségur

S’IL Y A VRAIMENT UN ENFER

 

 

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Mgr de Segur, L’enfer, 1876

 

 

Livre papier : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%201106

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Il y a un enfer c’est la croyance de tous les peuples, dans tous les temps
Ce que tous les peuples ont toujours cru, dans tous les temps, constitue ce qu’on appelle une
vérité de sens commun, ou, si vous l’aimez mieux, de sentiment commun, universel.
Quiconque se refuserait à admettre une de ces grandes vérités universelles n’aurait pas,
comme on dit très justement, le sens commun. Il faut être fou, en effet, pour s’imaginer qu’on
peut avoir raison contre tout le monde.

 
Or, dans tous les temps, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, tous les
peuples ont cru à un enfer. Sous un nom ou sous un autre, sous des formes plus ou moins
altérées, ils ont reçu, conservé et proclamé la croyance à des châtiments redoutables, à des
châtiments sans fin, où le feu apparaît toujours, pour la punition des méchants, après la mort.
C’est là un fait certain, et il a été si lumineusement établi par nos grands philosophes
chrétiens, qu’il serait superflu pour ainsi dire de se donner la peine de le prouver.
Dès l’origine, on trouve l’existence d’un enfer éternel de feu, clairement consignée dans. les
plus anciens livres connus, ceux de Moïse. Je ne les cites ici, notez-le bien, qu’au point de vue
purement historique. Le nom même de l’enfer s’y trouve en toutes lettres.

 
Ainsi, au seizième chapitre du livre des Nombres, nous voyons les trois lévites, Coré, Dathan,
et Abiron, qui avaient blasphémé DIEU et s’étaient révoltés contre Moïse, « engloutis vivants
en enfer » et le texte répète : « Et ils descendirent vivants en enfer ; descenderuntque vivi in
infernum ; et le feu, ignis que le Seigneur en fit sortir, dévora deux cent cinquante autres
rebelles. »
Or, Moïse écrivait cela plus de seize cents ans avant la naissance de Notre-Seigneur, c’est-à-
dire il y a près de trois mille cinq cents ans.

 
Au Deutéronome, le Seigneur dit, par la bouche de Moïse : « Le feu a été allumé dans ma
colère et ses ardeurs pénétreront jusqu’aux profondeurs de l’enfer, et ardebit us que ad
inferna novissima. » Dans le livre de Job, également écrit par Moïse, au témoignage des plus
grands savants, les impies, dont la vie regorge de biens, et qui disent à DIEU : «Nous n’avons
pas besoin de vous, nous ne voulons pas de votre loi ; à quoi bon vous servir et vous prier ! »
ces impies-là « tombent tout à coup en enfer, in puncto ad inferna descen- dunt.
Job appelle l’enfer « la région des ténèbres, la région plongée dans les ombres de la mort, la
région du malheur et des ténèbres, où il n’y a plus aucun ordre, mais où règne l’horreur
éternelle, secs sempiternus horror inhabitat. » Certes, voilà des témoignages plus que
respectables, et qui remontent aux origines historiques les plus reculées.
Mille ans avant l’ère chrétienne, alors qu’il n’était encore question ni d’histoire grecque ni
d’histoire romaine, David et Salomon parlent fréquemment de l’enfer comme d’une grande
vérité, tellement connue et reconnue de tous, qu’il n’est pas même besoin de la démontrer.
Dans le livre des psaumes, David dit entre autres en parlant des pécheurs : « Qu’il soient jetés
dans l’enfer, convertantur peccatores in infernum. Que les impies soient confondus et
précipités en enfer, et deducantur in inferrnum.» Et ailleurs il parle des « douleurs de l’enfer,
dolores inferni. »

 
Salomon n’est pas moins formel. En rapportant les propos des impies qui veulent séduire et
perdre le juste, il dit: « Dévorons-le tout vivant, comme fait l’enfer, sicut infernus. » Et dans ce
fameux passage du Livre de la Sagesse, où il dépeint si admirablement le désespoir des
damnés, il ajoute: « Voilà ce que disent dans l’enfer, in inferno, ceux qui ont péché; car
l’espérance de l’impie s’évanouit comme la fumée qu’emporte le vent. »
Dans un autre de ses livres, appelé l’Ecclésiastique, il dit encore: « La multitude des pécheurs
est comme un paquet d’étoupe; et leur fin dernière, c’est la flamme de feu, flamma ignis ; ce
sont les enfers, et les ténèbres, et les peines, et in fine illorum inferi, et tenebrae, et pœnae. »
Deux siècles après, plus de huit cents ans avant JESUS-CHRIST, le grand Prophète Isaïe
disait à, son tour : « Comment es-tu tombé du haut des cieux, ô Lucifer? Toi qui disais en ton
cœur : « Je monterai jusqu’au ciel, je « serai semblable au Très Haut, » te voici précipité en
enfer, au fond de l’abîme, ad infernum detraheris, in profundum laci. » Par cet abîme, par ce
mystérieux « étang » nous verrons plus loin qu’il faut entendre cette épouvantable masse
liquide de feu qu’enveloppe et que cache la terre, et que l’Église elle-même nous indique
comme le lieu proprement dit de l’enfer. Salomon et David parlent, eux aussi, de ce brûlant
abîme.

lucifer
Dans un autre passage de ses prophéties, Isaïe parle du feu, du feu éternel de l’enfer. « Les
pécheurs, dit-il, sont frappés d’épouvante. Lequel d’entre vous pourra habiter dans le feu,
dévorant, cum igne devorante, dans les flammes éternelles, cum ardoribus sempiternis ?
Le Prophète Daniel, qui vivait deux cents ans après Isaïe, dit, en parlant de la résurrection
dernière et du jugement : « Et la multitude de ceux qui dorment dans la poussière
s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour un opprobre qui ne finira jamais. »
Même témoignage de la part des autres Prophètes, jusqu’au Précurseur du Messie, saint Jean-
Baptiste, qui, lui aussi, parle au peuple de Jérusalem du feu éternel de l’enfer, comme d’une
vérité connue de tous, et dont personne n’a jamais douté. « Voici le Christ qui approche,
s’écrie t-il. Il vannera son grain ; il recueillera le froment (les élus) dans ses greniers ; quant à
la paille (les pécheurs), il les brûlera dans le feu qui ne s’éteint point, in igne inextinguibili. »
L’antiquité païenne, grecque et latine nous parle également de l’enfer, et de ses terribles
châtiments qui n’auront point de fin. Sous des formes plus ou moins exactes, suivant que les
peuples s’éloignaient plus ou moins des traditions primitives et des enseignements des
Patriarches et des Prophètes, on y retrouve toujours la croyance à un enfer, à un enfer de feu
et de ténèbres.

Memling-Jugement-Enfer
Tel est le Tartare des Grecs et des Latins. « Les impies qui ont méprisé les lois saintes, sont
précipités dans le Tartare, pour n’en sortir jamais, et pour y souffrir des tourments horribles
et éternels », dit Socrate, cité par Platon, son disciple.
Et Platon dit encore : « On doit ajouter foi aux traditions anciennes et sacrée; qui enseignent
qu’après cette vie l’âme sera jugée et punie sévèrement, si elle n’a pas vécu comme il convient.
» Aristote, Cicéron, Sénèque, parlent de ces mêmes traditions, qui se perdent dans la nuit des
temps.
Homère et Virgile les ont revêtues des couleurs de leurs immortelles poésies. Qui n’a lu le
récit, de là descente d’Enée aux enfers, où, sous le nom de Tartare, de Pluton, etc., nous
retrouvons les grandes vérités primitives, défigurées mais conservées par le paganisme ? Les
supplices des méchants y sont éternels ; et l’un d’eux nous est dépeint, comme « fixé
éternellement fixé dans l’enfer. »

 
Et cette croyance universelle, incontestable et incontestée, le philosophe sceptique Bayle est le
premier à la constater, à la reconnaître. Son confrère en voltairianisme et en impiété, l’anglais
Bolingbroke l’avoue avec une égale franchise. Il dit formellement : « La doctrine d’un état
futur de récompenses et de châtiments paraît se perdre dans les ténèbres de l’antiquité ; elle
précède tout ce que nous savons de certain. Dès que nous commençons à débrouiller le chaos
de l’histoire ancienne, nous trouvons cette croyance, de la manière la plus solide, dans l’esprit
des premières nations que nous connaissions. »

 
On en rencontre les débris jusque parmi les superstitions informes des sauvages de
l’Amérique, de l’Afrique et de l’Océanie. Le paganisme de l’Inde et de la Perse en garde des
vestiges frappants, et enfin le mahométisme compte l’enfer au nombre de ses dogmes.
Dans le sein du Christianisme, il est superflu de dire que le dogme de l’enfer est enseigné
hautement, comme une de ces grandes vérités fondamentales qui servent de base à tout
l’édifice de la Religion. Les protestants eux-mêmes, les protestants qui ont tout détruit avec
leur folle doctrine du « libre examen », n’ont pas osé toucher à l’enfer. Chose étrange,
inexplicable ! au milieu de tant de ruines, Luther, Calvin et les autres ont dû laisser debout
cette effrayante vérité, qui devait cependant leur être personnellement si importune !
Donc, tous les peuples, dans tous les temps, ont connu et reconnu l’existence de l’enfer. Donc,
ce dogme terrible fait partie de ce trésor des grandes vérités universelles, qui constituent la
lumière de l’humanité. Donc, il n’est pas possible à un homme sensé de le révoquer en doute
en disant, dans la folie d’une orgueilleuse ignorance : il n’y a point d’enfer !

 
Donc enfin : Il y a un enfer.
Il y a un enfer: l’enfer n’a pas été inventé et n’a pas pu l’être

Vision de l’enfer de Saint-Thérése d’Avila

 

 

 

 

 

 

Comment on doit demander d’être délivré du mal

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Ce passage du Catéchisme du concile de Trente nous rappelle que si l’action humaine, qu’elle soit politique, économique ou sociale est nécessaire comme moyen de combat, elle ne saurait être efficace sans l’action spirituelle, sans le secours de Dieu, pourvoyeur de toute grâces. Il importe donc de combiner les deux moyens d’action et de reconnaître à Dieu les mérites de toutes victoires.

Catéchisme du concile de Trente :

PDF : https://mega.nz/#!kjoClJQS!Q9Dani_acsvWxRXwedGrduUDk9XbHPoRj-k4paAQrFU

En livre : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%20440

Chapitre quarante-sixième , page 439

§ I. — COMMENT ON DOIT DEMANDER D’ÊTRE DÉLIVRÉ DU MAL.

Dans la demande précédente nous sollicitons la grâce d’éviter la faute, et dans celle-ci nous prions Dieu de nous délivrer de la peine.

Il ne paraît pas nécessaire ici de rappeler aux Fidèles les maux dont ils souffrent, les ennuis qui les dévorent, les calamités qui les accablent, et par suite le besoin pressant qu’ils ont du secours d’En-Haut. La vie humaine est en proie à toutes Les misères, les écrivains sacrés et profanes sont d’accord sur cette triste vérité qu’ils ont développée de toutes manières. Personne du reste ne peut en douter raisonnablement ; qu’il le sache par sa propre expérience ou par celle des autres. tout le monde est convaincu que Job, cet admirable modèle de patience, n’a rien exagéré. « L’homme né de la femme, dit-il, ne vit que peu de temps, et ce peu de temps est rempli de beaucoup de misères. Il est comme une fleur qui serait foulée aux pieds en naissant, il fuit comme l’ombre, et jamais ne demeure dans le même état. » Nous ne pouvons en effet passer aucun jour sans chagrin et sans afflictions. Notre-Seigneur nous en avertit: « A chaque jour suffit sa peine. » Au surplus, n’était-ce pas assez nous avertir de la misère de notre condition en nous disant que chaque jour il faut prendre notre croix et marcher à sa suite ?

Mais comme chacun sent par lui-même toutes les charges et tous les dangers de la vie, il ne sera pas difficile de persuader aux Fidèles qu’ils doivent demander à Dieu d’être délivrés de leurs maux. Et cela est d’autant plus vrai que rien ne porte plus les hommes à la Prière que le désir et l’espoir d’être à l’abri des maux qui les affligent, ou qui les menacent. nous sommes naturellement portés à recourir à Dieu à l’heure de l’épreuve, et sans aucun délai. C’est pour cela sans doute qu’il est écrit « Couvrez leur visage d’ignominie, Seigneur, et ils invoqueront votre Nom. » Mais si nous nous portons presque spontanément à invoquer le secours de Dieu, dans les périls et dans les calamités, nous avons besoin d’être instruits, par ceux à qui notre salut a été confié, sur la méthode à suivre, pour le faire dignement. Il n’est pas rare en effet de trouver des Chrétiens qui renversent l’ordre établi par Jésus-Christ. Car, en nous ordonnant de recourir à Lui au jour de la tribulation , Il nous a prescrit en même temps l’ordre à suivre pour faire cette Prière. Avant donc de Le prier de nous délivrer du mal, Il nous oblige à Lui demander que son nom soit sanctifié, que son Royaume arrive, en un mot Il veut que nous fassions toutes les autres demandes, qui sont comme autant de degrés pour arriver à celle-ci.

Mais si l’on souffre de la tête, de la poitrine, ou d’ailleurs, si l’on éprouve quelque perte dans ses biens, si les ennemis font des menaces et nous mettent en danger, si la famine, la guerre et la peste se font sentir, aussitôt on voit des Chrétiens qui ne tiennent plus aucun compte des degrés intermédiaires de la Prière et qui songent uniquement à solliciter la délivrance de leurs maux. Une telle conduite est contraire au Commandement de Notre-Seigneur Jésus- Christ: « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu ». Ainsi donc, pour bien prier, il faut tout rapporter à la Gloire de Dieu, même lorsqu’on Lui demande d’éloigner les peines, les calamités et les maux présents.

Lorsque David disait à Dieu: Seigneur, ne me reprenez pas dans votre colère, il ajoutait immédiatement à cette Prière une raison qui prouvait bien l’ardent désir qu’il avait de la Gloire de Dieu. La mort, disait-il , ne garde pas votre souvenir, et qui est-ce qui chantera vos louanges dans le tombeau ? De même lorsqu’il implorait la Miséricorde de Dieu, il avait soin d’ajouter: « J’enseignerai vos voies aux pécheurs, et les impies se convertiront à Vous. » Il faut engager fortement les Fidèles, à l’exemple du Prophète, à prier de cette manière vraiment salutaire, et bien leur montrer la différence qui existe entre la prière des infidèles et celle des Chrétiens. C’est qu’en effet les infidèles prient aussi et avec ardeur. Ils demandent à la Divinité la guérison de leurs plaies et de leurs maladies, ils la supplient de les faire sortir des maux qui les accablent, ou qui les menacent. Mais en même temps, ils placent le principal espoir de leur délivrance dans les remèdes de la nature ou de l’art. Ils vont plus loin même, car ils acceptent sans scrupule les remèdes du premier venu, quand même ils sauraient que ces remèdes ont été préparés avec sortilèges, magie et intervention du démon.

Il suffit pour les déterminer qu’ils aient le moindre espoir de recouvrer la santé. Mais la conduite des Chrétiens est bien différente. Dans leurs maladies, dans leurs adversités, Dieu est leur principal refuge et, à vrai dire, leur seul soutien. Précisément parce qu’ils Le reconnaissent, et L’adorent comme l’Auteur de tout bien, et leur Libérateur, ils n’oublient point que les remèdes n’ont de vertu curative que celle que Dieu leur a donnée, et par suite qu’ils ne sont utiles aux malades qu’autant que Dieu le veut. La médecine en effet vient de Dieu, qui l’a donnée Lui-même aux hommes pour guérir leurs maladies. De là ces paroles de l’Ecclésiastique: « Le très Haut a fait produire à la terre les remèdes, et l’homme prudent ne les dédaignera pas. » Aussi ceux qui appartiennent à Jésus- Christ ne mettent point dans ces remèdes leur principal espoir de guérison ; mais ils se confient surtout en Dieu qui est le Créateur même de la médecine.

C’est pourquoi nos Saints Livres reprennent fortement ceux qui ont trop de confiance dans la science, et ne demandent aucun secours à Dieu. Il y a plus, ceux qui mènent une vie conforme aux préceptes du Seigneur, s’abstiennent de tous les remèdes que Dieu n’a pas destinés à cette fin ; quand même ils seraient assurés de guérir par ce moyen, ils ne laisseraient pas de les avoir en horreur comme des artifices et des enchantements du démon. Il faut donc exhorter les Fidèles à mettre en Dieu toute leur confiance. En nous ordonnant de Lui demander la délivrance de nos maux, ce Père, plein de Bonté, nous donne par là même l’espérance d’être exaucés. nous trouvons dans la Sainte Écriture un grand nombre d’exemples où brille cette confiance dont nous parlons, et qui sont très propres à l’inspirer, même à ceux que le raisonnement ne convaincrait pas. n’avons-nous pas dans la personne d’Abraham, de Jacob, de Lot, de Joseph et de David autant de précieux témoins de la Bonté divine ? et le nouveau testament ne nous montre-t-il pas un très grand nombre de personnes qui ont échappé aux plus grands dangers par la vertu de la Prière ? Aussi bien, nous n’avons pas à les nommer ici. nous nous bornerons donc à rapporter ces paroles du Prophète, bien capables de nous rassurer tous, même les plus faibles: « Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et Il les a délivrés de toutes leurs tribulations. »

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S’il est bien sûr que la religion chrétienne soit la seule vrai religion par Mgr de Ségur

Extrait de la brochure de Mgr de SEGUR « GROSSES VÉRITÉS », disponible aux éditions Saint-Remi : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%20162

 

 

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S’il est bien sûr que la religion chrétienne soit la seule vrai religion

Du moment qu’elle est la vraie religion, elle est la seule vrai religion ;  car il ne peut pas y avoir sur la terre deux vraies religions.

En effet, de deux choses l’une : ou bien deux religions enseigneraient la même doctrine et commanderaient les mêmes choses, ou bien elles enseigneraient des doctrines différentes et imposeraient des lois opposées.

Dans le premier cas, elles ne font pas deux religions distinctes, mais bien une seule ; dans le second, une des deux se trompe nécessairement ; le oui et le non ne pouvant être vrai à la fois sur un même point.

Par exemple : la religion chrétienne enseigne qu’il y a trois personnes en un seul Dieu, que la seconde personne divine s’est faite homme, que le pape et les évêques catholiques sont les ministres légitimes de la religion, et que les hommes doivent les croire et leur obéir s’il veulent sauver leurs âmes; elle enseigne qu’il y a sept sacrements, que JÉSUS-CHRIST est présent dans le sacrement de l’eucharistie, qu’après la mort il y a le jugement suivi du bonheur éternel pour les bons et du malheur éternel pour les méchants, etc.
Voici une autre religion : sur plusieurs ou même sur un seul de ces points, elle enseigne autre chose que la religion chrétienne : il est évident que l’une des deux se trompe.

Or une religion qui enseigne l’erreur, ne fût-ce que sur un seul point, n’est pas, ne peut pas être la vrai religion du Dieu de vérité.
Dieu ne peut pas se tromper, et sa religion, qui est sa parole, son enseignement, sa loi, est également inaccessible à l’ erreur.

Il n’y a donc pas sur la terre deux religions vraies : excepté la religion chrétienne, toutes les religions de la terre sont fausses.Ce sont des altérations plus ou moins complète de la vrai religion.Tout ce qu’on voit en elles de vrai et de bon appartient au christianisme, vient du christianisme.

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Parmi les religions fausses, la moins éloignée de la vrai religion, c’est le schisme russe et grec ; puis la religion anglicane ; puis la religion luthérienne ; puis le mahométisme ; puis le bouddhisme de l’inde et de la chine; enfin l’idolâtrie brutale et le fétichisme des pauvres sauvages.

Les incrédules et les athées sont au dessous de tout cela ; car ils ne conservent pas même la notion d’un Dieu et d’un religion.

En religion comme en mathématiques, la vérité est absolue : ce qui est vrai est vrai ; et quiconque s’écarte de la vérité, ne fût-ce que d’un ligne, tombe immédiatement et nécessairement dans l’erreur.

Bénissions Dieu d’être chrétiens et de posséder la religion véritable.

 

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Démonstration Thomiste de l’existence de Dieu

Démonstration thomiste de l’existence de Dieu

 

 

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Extrait du Catéchisme de la somme théologique de Saint-Thomas d’Aquin par le Fr. Thomas Pègues, disponible aux éditions Saint-Remi : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%201410

Ce catéchisme sous forme de questions-réponses renvois souvent à la fin de chaque réponse à la partie correspondante de la somme théologique de Saint-Thomas d’Aquin, Il sera question ici du tome 1 de la somme, consultable ici :

http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/sommes/1sommetheologique1apars.htm   (Attention, site de Arnaud Dumouch, proposant des interprétations moderniste de la somme)

ou

https://mega.nz/#F!N3gjGbjC!FHfOLCIlq6YFvwx-YPW7cw

 

 

 

 

Dieu existe t-il ? (pages 1 & 2)

-Dieu existe t-il ?

Oui, Dieu existe (q. 2)

-Pourquoi dites-vous que Dieu existe ?

Parce que , si Dieu n’existait pas, rien n’existerais (q. 2, a. 3).On le montre par ce raisonnement :  Ce qui n’existe que par Dieu, n’existerais pas si Dieu n’existais pas.Or, tout ce qui existe et qui n’est pas Dieu, n’existe que par Dieu.Donc, si Dieu n’existait pas, rien n’existerais.

-Mais comment montrez-vous que ce qui existe et n’est pas Dieu, n’existe que par Dieu ?

Par ce raisonnement : Ce qui existe et n’existe point par soi, n’existe en dernière analyse que par un autre qui est par soi et que nous appelons Dieu.Or, ce qui existe et n’est pas Dieu, n’existe point par soi.Donc ce qui existe et n’est pas Dieu, n’existe en dernière analyse que par Dieu.

-Et comment montrez-vous que ce qui existe et n’est pas Dieu, n’existe point par soi ?

Par ce raisonnement : rien de ce qui a besoin de quelque chose, n’existe par soi.Or, tout ce qui existe et n’est pas Dieu, a besoins de quelque chose.Donc ce qui existe et n’est pas Dieu, n’existe point par soi.

-Pourquoi dites-vous que rien de ce qui a besoins de quelque chose, n’existe par soi ?

Parce que ce qui existe par soi ne dépend ni ne peut dépendre de rien, ni de personne; et que tout ce qui a besoin de quelque chose ou de quel qu’un, dépend de ce quelque chose ou de ce quelqu’un.

Et pourquoi dites-vous que ce qui existe par soi ne dépend ni ne peut dépendre de rien ni de personne ?

Parce qu’ existant par soi, il a tout en lui-même et par lui-même, et ne peut rien recevoir, de rien ni de personne.

-Tout être donc qui existe et qui a besoin de quelque chose prouve manifestement par sa seule existence, que Dieu existe ?

Oui, tout être qui existe et qui a besoin de quelque chose prouve manifestement, par sa seule existence que Dieu existe.

-Que font donc ceux qui nient Dieu ?

Ils affirment équivalemment que ce qui a besoin de tout, n’a besoin de rien.

-Mais c’est là une contradiction ?

Exactement, et on ne peut nier Dieu sans se contredire.

-C’est donc une véritable folie de nier Dieu ?

Oui, c’est une véritable folie de nier Dieu.

 

 

 

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La doctrine sociale de l’Église en Trois Encycliques.

 

 

 

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Dans ces temps incertains, il est bon de s’appuyer sur  des valeurs certaines et de rappeler en conséquence que l’Église catholique a toujours eu une doctrine sociale incomparablement supérieure à tout ce qui a put ,peut ou pourra sortir de la tête des idéologues par ce que s’appuyant sur le divin à travers les enseignements de Jésus-Christ qui est l’unique voie et l’unique vérité.

Comme l’histoire nous l’a démontré, que ce soit l’illuminisme de Weishaupt, le socialisme de Robert Owen ou de Louis Blanc, le naturalisme de Rousseau, la démocratie républicaine des « lumières »  ; le communisme de Marx, le national-socialisme de Alfred Rosenberg ou l’ultra-libéralisme de John Maynard Keynes , tous ont échoués à préserver l’unité et la paix sociale dans le long terme.

Tout ces systèmes sont la résultante de la rébellion de l’homme envers son créateur, tous portent les germes de leur destruction parce que ne s’appuyant que sur des bases subjectives.

Doctrines politico-sociales qui  toutes avaient en commun le rejet du lien unissant le spirituel au temporel, c’est à dire le monarque de droit divin.

A travers ces régimes nous assistons à une résurgence de l’ancien paganisme universel fondé sur les sacrifices humains à des démons se faisant passer pour des dieux.

Les offrandes sanglantes n’ont pas cessés , que ce soit avec la république maçonnique, le national-socialisme , le communisme ou le capitalisme, le sang de l’homme continue de couler à flot.

C’est ainsi que les conspirateurs commencent leur œuvre de destruction d’une nation, en supprimant d’abord ce lien sacré.Que ce soit une destruction par le sang ou la corruption, cela aboutira à l’usurpation de la vérité par le mensonge.Prétendre instaurer un régime en dehors de l’Église est bien un mensonge, une ruse du démon. Régimes meurtriers et homicides parce que sataniques en essence, ils aboutisses irrémédiablement au chaos et à la satisfaction de la synagogue de Satan travaillant en coulisse.(c’est le projet de Satan d’utiliser les juifs talmudistes pour instaurer le nouvel ordre mondial, la république universelle des juifs)

Ainsi seule une politique sociale s’appuyant non pas sur la seule raison humaine mais sur un raisonnement éclairé par la foi ,la charité et guidée par l’esprit saint pourra à travers la pérennité d’une société refléter ici-bas la vérité divine.

 

LÉON XIII:

1890-sapientiae-christianae :https://mega.nz/#!tnRB1CYb!u_VCEqmhtxH74FN-9_GMWAstLfS9FsluuBrtzPdz_rU

1891-rerum-novarum :https://mega.nz/#!42JTHICa!–2ggTKyf-M6n7KN-GZce3xXFMZjSc3BPOeVM2urWv4

PIE XI :

1931-quadragesimo-anno : https://mega.nz/#!oiIXVCyZ!nsW59RK52yuCYp3N91bISyWg32V7fqA6Wz9PPdM28d4

Dossier complet Magistère :https://mega.nz/#F!UjZxjYwa!LDVqe64UXSriFJq0t5j54g